Rencontre avec Laurent et Alexandre, deux parcours, une même passion
Laurent LAFORET (62 ans) , vigneron coopérateur de la première heure, s’apprête à transmettre une partie de son exploitation à Alexandre PLANSON (31 ans) , jeune chef de culture aguerri mais nouveau venu dans l’univers coopératif. Une rencontre rendue possible grâce à Elisa, technicienne du Pôle Vignes et Terroirs qui a su convaincre l’un et l’autre à continuer à faire confiance au modèle coopératif.



De chef de culture à vigneron à son compte
Alexandre n’a pas grandi dans la coopération. Ancien chef de culture chez Louis Bouillot à Nuits-Saint-Georges, il connaît la vigne, ses exigences, ses cycles. Il apprend qu’un vigneron de la coopérative – Laurent – cherche à transmettre ses parcelles. Coup du destin : Alexandre le connaît déjà.
« C’était l’opportunité idéale pour m’installer à mon compte, faire ce que j’aime : m’occuper des vignes. Rejoindre la coopérative, ça permet de s’installer plus facilement en s’évitant de gros investissements. »
Installé sur 6 hectares en location, Alexandre trouve dans la coopération un équilibre qui lui permet de se concentrer sur son métier, sans les lourds investissements liés à la vinification ou à la commercialisation.
Alexandre est le tout premier jeune coopérateur à profiter du nouveau dispositif d’aide à l’installation mis en place par Nuiton Beaunoy. Ce système prévoit une avance de trésorerie versée avant même la première récolte, qui ne sera remboursée qu’au moment où l’exploitant commencera à percevoir plusieurs acomptes et soldes, évitant ainsi de puiser dans sa propre trésorerie. La cave assure également un accompagnement technique et administratif approfondi, en lien étroit avec le nouvel installé, afin de garantir le bon déroulement de son démarrage.
Un héritage coopératif fort et un passage de témoin entre confiance et engagement
Laurent, lui, porte dans ses racines l’ADN de la coopération. Son père est l’un des fondateurs de la coopérative des Hautes Côtes. C’est à 20 ans, qu’il rejoint l’aventure familiale, entre vignes et vergers. Il commence petit, avec quelques hectares de fruitiers et 4 hectares de vignes. Aujourd’hui, il en cultive une vingtaine, entre Orches et Saint-Aubin.
Cette transmission s’inscrit dans un esprit coopératif : celui de la continuité, de l’humain et de la confiance. Alexandre n’avait pas de passé dans la cave, mais il a su convaincre par son sérieux, son envie, et sa connaissance du métier.
« Je voulais transmettre à quelqu’un dans la coopération. C’est dur de trouver. J’aurais encore attendu un peu mais là c’est très bien tombé. », explique Laurent.